Les bases de l’antidopage

Le principe de responsabilité objective

Selon le principe de responsabilité objective, le simple fait de trouver une substance interdite dans un échantillon prélevé chez un sportif suffit à prouver une violation des règles antidopage. Il n’est pas nécessaire de démontrer que le sportif avait l’intention d’améliorer ses performances. Cela signifie que le sportif est responsable de vérifier qu’aucune substance interdite ne se retrouve dans son corps.

Substances et méthodes interdites

Chaque sportif est responsable de vérifier la conformité des médicaments qu’il consomme. En cas de doute, il doit consulter un médecin ou un pharmacien.

Il est essentiel de s’assurer qu’un médicament commandé à l’étranger ne contient aucune substance interdite figurant sur la Liste des interdictions. Pour consulter ces médicaments autorisés, cliquez ici.

Un relevé non exhaustif des médicaments autorisés est disponible sur le site de l’ALAD. La Liste est régulièrement mise à jour et publiée au Mémorial, bien que les actualisations ne soient pas garanties en temps réel. L’ALAD décline toute responsabilité en cas d’erreur ou d’omission.

Les sites www.nada.de/en/medicine/nadamed et www.medicaments.afld.fr proposent des moteurs de recherche et des applications utiles pour vérifier la conformité des médicaments.

  1. Une substance ou méthode est susceptible d’être incluse dans la Liste des interdictions si l’AMA détermine qu’elle remplit au moins deux des trois critères suivants :
    1. la preuve médicale ou scientifique, l’effet pharmacologique ou l’expérience démontrant que la substance ou la méthode, seule ou combinée à d’autres substances ou méthodes, a le potentiel d’améliorer ou améliore effectivement la performance sportive ;
    2. la preuve médicale ou scientifique, l’effet pharmacologique ou l’expérience démontrant que l’usage de la substance ou de la méthode présente un risque avéré ou potentiel pour la santé du sportif ;
    3. la détermination par l’Agence mondiale antidopage que l’usage de la substance ou de la méthode est contraire à l’esprit sportif, tel que décrit en introduction au Code mondial antidopage.
  2. Une substance ou une méthode sera également incluse dans la Liste des interdictions si l’AMA détermine que, selon une preuve médicale ou scientifique, l’effet pharmacologique ou l’expérience, la substance ou la méthode est susceptible de masquer l’usage d’autres substances ou méthodes interdites.

Médicaments autorisés

L’ALIS publie chaque année une liste non exhaustive de médicaments autorisés. Le sportif sera toutefois attentif au fait que les médicaments achetés à l’étranger portent parfois le même nom, mais qu’ils peuvent contenir d’autres substances. Il consultera attentivement la notice pharmaceutique pour vérifier qu’aucune substance interdite n’entre dans la composition du médicament et il contrôlera qu’aucun agent actif ne fait l’objet d’une interdiction.

L’utilisation de tout médicament devrait être limitée à des indications médicalement justifiées. Le médecin et le pharmacien sont compétents pour vous conseiller.

L’ALIS ne peut être rendue responsable pour toute erreur ou omission éventuelle.

Exemples de médicaments autorisés

Processus de contrôle

Un agent de contrôle/une escorte du dopage notifie le sportif qu’il a été sélectionné pour un contrôle. Après l’identification officielle et l’autorité au nom de laquelle le prélèvement d’échantillon va être effectué, l’agent informe le sportif de ses droits et devoirs. Le sportif signe ensuite le formulaire confirmant qu’il a été notifié du contrôle.

Après notification, le sportif doit se présenter au poste de contrôle dès que possible, et dans le délai spécifié par l’agent de contrôle. Avec l’accord de l’agent, il peut se présenter dans certaines conditions un peu plus tard au poste de contrôle en cas de raison valable (cérémonie protocolaire, engagement médiatique, autre compétition ou toute autre raison légitime). Une fois notifié, le sportif doit être accompagné en permanence de l’agent de contrôle.

Choix d’un conteneur de recueil

En cas de prélèvement d’un échantillon d’urine, le sportif choisit lui-même, un récipient scellé et vérifie que le récipient scellé sélectionné est propre et intact.

Production de l’échantillon

Le sportif se rend aux toilettes, accompagné d’un agent de contrôle de même sexe, qui est le seul à pouvoir être présent lors de la production de l’échantillon. Les mineurs et les sportifs présentant un handicap ayant besoin d’aide ont toutefois l’autorisation d’être accompagnés de leur représentant, mais celui-ci ne pourra pas assister à la production de l’échantillon.

L’agent de contrôle doit avoir une vue directe sur la production d’échantillon. C’est pourquoi il est demandé au sportif de retirer ses vêtements entre la taille et les genoux et entre les mains et les coudes afin que l’agent puisse s’assurer que l’urine provient bien du corps du sportif et que l’échantillon n’est pas manipulé.

Par ailleurs, le sportif garde le contrôle de son récipient du moment où il l’a choisi jusqu’au moment où le flacon est scellé. Il contrôle donc aussi son échantillon.

Volume de l’urine

Le sportif doit fournir 90 ml d’urine. L’agent de contrôle vérifie, à la vue du sportif, que le volume produit correspond aux spécifications requises.

Si le volume d’urine ne peut être produit en une fois, des scellés provisoires sont apposés, jusqu’à ce que le sportif puisse fournir une nouvelle quantité d’urine. Les différents échantillons sont ensuite réunis et transvasés par le sportif.

Sélection de la trousse de prélèvement d’échantillons

Des trousses de prélèvement d’échantillons, scellées, contenant un jeu de deux flacons, destinés l’un à l’échantillon « A » et l’autre à l’échantillon « B », sont présentées au sportif, qui en sélectionne une. Il vérifie que l’équipement est intact. Il ouvre lui-même la trousse et confirme que les numéros de code sur les flacons, les couvercles et les conteneurs correspondent en tous points.

Répartition de l’échantillon

Le sportif répartit lui-même l’échantillon d’urine : il verse la quantité d’urine nécessaire dans le flacon B (au moins 30 ml) et le reste dans le flacon A, tout en laissant une petite quantité dans le conteneur de recueil pour que l’agent de contrôle puisse mesurer la gravité spécifique (c’est-à-dire la densité).

Scellage des échantillons

Le sportif scelle les échantillons A et B. Son représentant et l’agent de contrôle vérifient que les flacons soient correctement scellés.

Mesure de la gravité spécifique

En fonction des directives applicables, l’agent de contrôle mesure la gravité spécifique de l’échantillon pour s’assurer qu’il n’est pas trop dilué. Les valeurs sont reportées sur le formulaire de contrôle.

Si un athlète fournit un échantillon dont le volume est supérieur à 90 ml, mais inférieur à 150 ml, la gravité spécifique est de 1:005 (mesurée au moyen d’un réfractomètre) ou plus.

Si la densité est inférieure à 1:005 (mesure par réfractomètre) ou inférieure à 1:010 (mesure par bandelettes réactives), un échantillon d’urine supplémentaire doit être fourni par l’athlète jusqu’à ce que l’urine ait la gravité spécifique requise.

Si un athlète fournit 150 ml d’urine ou plus, la gravité spécifique minimum sera abaissée à un minimum de 1:003.

Remplissage du formulaire de contrôle du dopage

Le sportif fournit les informations relatives aux médicaments ou aux compléments alimentaires récemment absorbés. Le sportif a également la possibilité d’apporter ses commentaires sur la façon dont le contrôle s’est déroulé. Il doit ensuite confirmer que toutes les informations reprises dans le formulaire sont correctes. Les personnes présentes signent ensuite le formulaire dont le sportif reçoit une copie.

La copie du formulaire destinée au laboratoire ne contient aucune information susceptible d’identifier le sportif.

Toutefois, certaines substances ne peuvent être détectées que dans le sang. Le contrôle sanguin se déroule selon la même procédure. Le sportif choisit la trousse avec son équipement nécessaire et vérifie si l’emballage est intact. Selon les principes établis par l’Organisation mondiale de la Santé, le prélèvement sanguin est recueilli à partir d’une veine superficielle.

Les échantillons sont emballés pour l’expédition de telle sorte que leur origine puisse être tracée et qu’ils ne puissent pas subir de détérioration. Ils sont envoyés à un laboratoire accrédité par l’Agence mondiale antidopage. À leur arrivée, une inspection est réalisée pour s’assurer qu’ils n’ont subi aucune altération.

L’échantillon A est analysé pour les substances figurant sur la Liste des interdictions. Le laboratoire envoie ensuite les résultats de l’analyse de l’échantillon au responsable de l’organisation antidopage responsable du la gestion des résultats et à l’Agence mondiale antidopage.

L’échantillon B est conservé en toute sécurité dans le laboratoire et peut être utilisé pour confirmer ou infirmer un résultat d’analyse anormal de l’échantillon A.

Les laboratoires spécialement accrédités par l’Agence mondiale antidopage pour effectuer les analyses d’échantillons sont au nombre d’une trentaine dans le monde entier, auxquels s’ajoutent des laboratoires approuvés pour les analyses sanguines dans le cadre du passeport biologique de l’athlète, qui suit au fil du temps des variables biologiques qui permettent de révéler indirectement les effets du dopage.

Pour plus de détails sur la procédure de contrôle : Brochure « Contrôle du dopage ».

Un agent de contrôle/une escorte du dopage notifie le sportif qu’il a été sélectionné pour un contrôle. Après l’identification officielle et l’autorité au nom de laquelle le prélèvement d’échantillon va être effectué, l’agent informe le sportif de ses droits et devoirs. Le sportif signe ensuite le formulaire confirmant qu’il a été notifié du contrôle.

Après notification, le sportif doit se présenter au poste de contrôle dès que possible, et dans le délai spécifié par l’agent de contrôle. Avec l’accord de l’agent, il peut se présenter dans certaines conditions un peu plus tard au poste de contrôle en cas de raison valable (cérémonie protocolaire, engagement médiatique, autre compétition ou toute autre raison légitime). Une fois notifié, le sportif doit être accompagné en permanence de l’agent de contrôle.

Choix d’un conteneur de recueil

En cas de prélèvement d’un échantillon d’urine, le sportif choisit lui-même, un récipient scellé et vérifie que le récipient scellé sélectionné est propre et intact.

Production de l’échantillon

Le sportif se rend aux toilettes, accompagné d’un agent de contrôle de même sexe, qui est le seul à pouvoir être présent lors de la production de l’échantillon. Les mineurs et les sportifs présentant un handicap ayant besoin d’aide ont toutefois l’autorisation d’être accompagnés de leur représentant, mais celui-ci ne pourra pas assister à la production de l’échantillon.

L’agent de contrôle doit avoir une vue directe sur la production d’échantillon. C’est pourquoi il est demandé au sportif de retirer ses vêtements entre la taille et les genoux et entre les mains et les coudes afin que l’agent puisse s’assurer que l’urine provient bien du corps du sportif et que l’échantillon n’est pas manipulé.

Par ailleurs, le sportif garde le contrôle de son récipient du moment où il l’a choisi jusqu’au moment où le flacon est scellé. Il contrôle donc aussi son échantillon.

Volume de l’urine

Le sportif doit fournir 90 ml d’urine. L’agent de contrôle vérifie, à la vue du sportif, que le volume produit correspond aux spécifications requises.

Si le volume d’urine ne peut être produit en une fois, des scellés provisoires sont apposés, jusqu’à ce que le sportif puisse fournir une nouvelle quantité d’urine. Les différents échantillons sont ensuite réunis et transvasés par le sportif.

Sélection de la trousse de prélèvement d’échantillons

Des trousses de prélèvement d’échantillons, scellées, contenant un jeu de deux flacons, destinés l’un à l’échantillon « A » et l’autre à l’échantillon « B », sont présentées au sportif, qui en sélectionne une. Il vérifie que l’équipement est intact. Il ouvre lui-même la trousse et confirme que les numéros de code sur les flacons, les couvercles et les conteneurs correspondent en tous points.

Répartition de l’échantillon

Le sportif répartit lui-même l’échantillon d’urine : il verse la quantité d’urine nécessaire dans le flacon B (au moins 30 ml) et le reste dans le flacon A, tout en laissant une petite quantité dans le conteneur de recueil pour que l’agent de contrôle puisse mesurer la gravité spécifique (c’est-à-dire la densité).

Scellage des échantillons

Le sportif scelle les échantillons A et B. Son représentant et l’agent de contrôle vérifient que les flacons soient correctement scellés.

Mesure de la gravité spécifique

En fonction des directives applicables, l’agent de contrôle mesure la gravité spécifique de l’échantillon pour s’assurer qu’il n’est pas trop dilué. Les valeurs sont reportées sur le formulaire de contrôle.

Si un athlète fournit un échantillon dont le volume est supérieur à 90 ml, mais inférieur à 150 ml, la gravité spécifique est de 1:005 (mesurée au moyen d’un réfractomètre) ou plus.

Si la densité est inférieure à 1:005 (mesure par réfractomètre) ou inférieure à 1:010 (mesure par bandelettes réactives), un échantillon d’urine supplémentaire doit être fourni par l’athlète jusqu’à ce que l’urine ait la gravité spécifique requise.

Si un athlète fournit 150 ml d’urine ou plus, la gravité spécifique minimum sera abaissée à un minimum de 1:003.

Remplissage du formulaire de contrôle du dopage

Le sportif fournit les informations relatives aux médicaments ou aux compléments alimentaires récemment absorbés. Le sportif a également la possibilité d’apporter ses commentaires sur la façon dont le contrôle s’est déroulé. Il doit ensuite confirmer que toutes les informations reprises dans le formulaire sont correctes. Les personnes présentes signent ensuite le formulaire dont le sportif reçoit une copie.

La copie du formulaire destinée au laboratoire ne contient aucune information susceptible d’identifier le sportif.

Toutefois, certaines substances ne peuvent être détectées que dans le sang. Le contrôle sanguin se déroule selon la même procédure. Le sportif choisit la trousse avec son équipement nécessaire et vérifie si l’emballage est intact. Selon les principes établis par l’Organisation mondiale de la Santé, le prélèvement sanguin est recueilli à partir d’une veine superficielle.

Les échantillons sont emballés pour l’expédition de telle sorte que leur origine puisse être tracée et qu’ils ne puissent pas subir de détérioration. Ils sont envoyés à un laboratoire accrédité par l’Agence mondiale antidopage. À leur arrivée, une inspection est réalisée pour s’assurer qu’ils n’ont subi aucune altération.

L’échantillon A est analysé pour les substances figurant sur la Liste des interdictions. Le laboratoire envoie ensuite les résultats de l’analyse de l’échantillon au responsable de l’organisation antidopage responsable du la gestion des résultats et à l’Agence mondiale antidopage.

L’échantillon B est conservé en toute sécurité dans le laboratoire et peut être utilisé pour confirmer ou infirmer un résultat d’analyse anormal de l’échantillon A.

Les laboratoires spécialement accrédités par l’Agence mondiale antidopage pour effectuer les analyses d’échantillons sont au nombre d’une trentaine dans le monde entier, auxquels s’ajoutent des laboratoires approuvés pour les analyses sanguines dans le cadre du passeport biologique de l’athlète, qui suit au fil du temps des variables biologiques qui permettent de révéler indirectement les effets du dopage.

Pour plus de détails sur la procédure de contrôle : Brochure « Contrôle du dopage ».

Droits et obligations

La lutte antidopage protège la santé des athlètes et leur droit de participer à des compétitions équitables. Elle entraîne des contraintes et exigences pour les sportifs et les membres du personnel d’encadrement, qui doivent connaître leurs droits et leurs responsabilités.

  • Être traités correctement (avec respect) par les agents de contrôle ;
  • Être accompagnés d’un représentant pendant toute la durée de la procédure de contrôle ;
  • Faire appel à un interprète en cas de besoin ;
  • Recevoir l’assistance nécessaire dans le cas d’un mineur ou d’un sportif handicapé ;
  • Formuler leurs remarques ou observations sur la manière dont le contrôle s’est effectué ;
  • S’hydrater avec leurs propres boissons ou une autre parmi une sélection de boissons, scellées, non caféinées et non alcoolisées après la notification du contrôle ;
  • Demander une contre-analyse de l’échantillon B au cas où l’analyse de l’échantillon A se serait révélée positive.
  • Connaître et respecter les règles et règlements antidopage applicables conformément au Code de l’ALIS ;
  • Être disponibles pour les prélèvements d’échantillons ;
  • Assumer la responsabilité, dans le contexte antidopage, des aliments qu’ils consomment et des substances dont ils font usage ;
  • Informer les médecins qu’ils consultent de leur qualité de sportif et de l’interdiction qui en résulte pour l’usage de substances et de méthodes interdites ;
  • S’assurer que tout traitement médical qu’ils reçoivent ne viole pas les règles antidopage ;
  • Selon les Standards internationaux de contrôle, les sportifs de haut niveau, inclus dans le groupe cible de sportifs soumis aux contrôles, sont tenus de spécifier une heure par jour (entre 5h et 23h) au cours de laquelle ils peuvent être localisés pour un contrôle.

Passport biologique

En plus de la preuve directe de la présence de substances interdites dans l’urine ou le sang, il est également possible de prouver indirectement la violation des règles antidopage. À cet effet, certains paramètres sont enregistrés dans les profils longitudinaux (passeport biologique de l’athlète).

Le Passeport Biologique de l’Athlète (PBA) est un dossier électronique individuel propre à chaque sportif, dans lequel sont compilés les résultats de tous les tests antidopage réalisés dans le cadre de ce programme sur une période donnée. 
La surveillance permanente de ces paramètres (profils sanguins, stéroïdiens et endocrinologiques) permet de détecter des changements inhabituels ou le dépassement des valeurs limites individuelles.

Ces observations sont utilisées, d’une part, pour réaliser des contrôles antidopage ciblés, des analyses de suivi ou des activités d’enquête. D’autre part, elles peuvent être utilisées dans le cadre de sanctions en vertu de l’article 2.2 du Statut concernant le dopage, même en l’absence d’échantillon positif.

Non.

La lutte contre le dopage repose sur plusieurs stratégies comprenant le contrôle direct des sportifs, mais aussi des preuves réunies dans le contexte de violations des règles antidopage sans contrôle positif.
En combinant ces stratégies, et en en développant d’autres pour répondre aux menaces émergentes, la lutte contre le dopage gagne en efficacité.

La méthode typique de contrôle du dopage, qui consiste à détecter les substances interdites ou leurs métabolites dans les échantillons du sportif, demeure efficace.

Cependant, cette approche atteint ses limites lorsqu’un sportif fait l’usage de substances de façon intermittente ou à faibles doses.
De plus, les nouvelles substances ou les substances interdites qui ont été modifiées (par exemple, les substances dont la structure a été modifiée) peuvent être difficiles à détecter à l’aide des méthodes analytiques classiques.

Au cours des dernières années, les protocoles de dopage sont de plus en plus planifiés scientifiquement et ont su profiter des failles dans les protocoles traditionnels. Le PBA complète le processus de contrôle antidopage classique dans le but d’accroître la rentabilité des programmes antidopage.

Le PBA comprend actuellement 2 modules :

Le module hématologique:

Celui-ci vise à détecter les méthodes d’amélioration du transport de l’oxygène, y compris le recours aux agents stimulants de l’érythropoïèse* et toutes les formes de transfusion ou de manipulation sanguine.

  • Le module hématologique évalue les variables liées à la manipulation sanguine par l’intermédiaire de l’analyse de l’échantillon de sang du sportif.

érythropoïèse : ensemble des processus de production des érythrocytes (globules rouges) dans la moelle osseuse, sous la dépendance de l’érythropoïétine (EPO).

Le module stéroïdien:

Celui-ci vise à détecter les stéroïdes anabolisants androgènesexogènes** et les autres agents anabolisants, dont les modulateurs sélectifs des récepteurs des androgènes.

  • Le module stéroïdien évalue les variables liées à la prise de stéroïdes anabolisants par l’intermédiaire de l’analyse de l’échantillon d’urine du sportif.

* classe d’hormones stéroïdiennes liée à une hormone naturelle humaine : la testostérone.
** exogènes : non produits par l’organisme du sportif

Le profil hématologique consiste en une série de tests concernant certains sportifs d’élite, rassemblés en un profil permettant de cerner les limites de chaque individu.
Chaque échantillon est comparé avec les niveaux hématologiques « normaux » du sportif.
Tout écart significatif pourra faire l’objet d’investigations, qui pourront indiquer des manipulations sanguines.

Cette approche repose sur le principe de la détection « indirecte ».
Les experts scientifiques ne seront pas en mesure de « voir » une substance interdite dans un échantillon.
En revanche, ils pourront comparer les paramètres de ce nouvel échantillon avec ceux mesurés dans les échantillons précédents. Les écarts peuvent ainsi révéler de possibles manipulations.
Il est impossible pour un sportif de maintenir un profil cohérent s’il fait l’objet de manipulations sanguines pour améliorer ses performances et/ou échapper aux contrôles antidopage.

Les sportifs peuvent être amenés à fournir des échantillons de sang ou d’urine à tout moment de l’année et en tout lieu, c’est-à-dire lors des compétitions ou en dehors de celles-ci et un préavis n’est donc pas requis.

Il s’agit d’une exigence de l’Agence Mondiale Anti-Dopage. L’attente garantit que les athlètes sont dans un « état d’équilibre » physiologique au moment du prélèvement de l’échantillon. L’ALIS a l’intention d’éviter autant que possible les attentes de l’heure en utilisant les informations de localisation indiqués par les athlètes du RTP et TP.
Si vous êtes athlète du RTP ou TP de l’ALIS, nous vous demandons de bien vouloir garder à jour vos informations de localisation, y compris vos activités professionelles, qui nous permettra de planifier des prélèvements d’échantillons qui, dans la mesure du possible, évitent de tels scénarios et donc tout temps d’attente. Le volume de sang prélevé (6 ml) ne doit empiéter sur aucun entraînement.

Cannabis et produits CBD

Les cannabinoïdes, extraits du chanvre indien ou fabriqués synthétiquement, sont utilisés pour leurs effets psychoactifs, principalement le THC (Tétrahydrocannabinol). Bien qu’ils aient tendance à induire une détente et une légère euphorie, le cannabis n’est que rarement pris dans le but d’améliorer les performances, et pourtant, sa consommation est à l’origine de nombreux tests antidopage positifs en dehors du sport.

Le cannabis est classé parmi les produits dopants interdits aux sportifs. Il est interdit en compétition. Sous réserve de la définition qu’en donne chaque fédération mentionnée au 3° de l’article L. 230-2, la période de compétition commence à 23 h 59 la veille d’une compétition à laquelle le sportif doit participer et se termine à la fin de cette compétition ou, s’il y a lieu, à l’issue du processus de prélèvement le cas échéant lié à cette compétition.

Attention, lors d’un contrôle du dopage, c’est la présence de substance dans l’organisme qui prime et non le moment de la prise de la substance.

Par exemple, si un sportif a pris du cannabis la veille de la compétition, il y a un risque de violation des règles antidopage, et donc de sanction. En effet, l’élimination dans l’urine se poursuit après l’arrêt de la prise pendant plusieurs semaines.

Les cannabinoïdes agissent principalement sur le cerveau et peuvent entraîner divers effets secondaires indésirables. À court terme, cela peut se manifester par une baisse de la motivation physique, des altérations de la perception et de la mémoire. À fortes doses, les cannabinoïdes peuvent déclencher des épisodes psychotiques, des états d’agitation, des angoisses, des réactions de panique et de désorientation. Une utilisation chronique peut conduire à des problèmes d’attention et d’apprentissage, des pertes de mémoire, des altérations de la personnalité, voire une dépendance psychologique.

Les cannabinoïdes ont le potentiel d’apaiser la tension et l’excitation pré-compétition, incitant parfois les athlètes à prendre des risques supplémentaires, ce qui peut, dans certaines situations, stimuler leurs performances. Cependant, dans la plupart des disciplines sportives, les effets néfastes prédominent, se traduisant par une diminution de la réactivité, des troubles de la coordination et une baisse de la motivation. L’abus de cannabinoïdes est généralement observé en dehors du cadre sportif, ce qui conduit à des cas de dopage dans une grande variété de sports, particulièrement répandus dans les sports d’équipe, qu’ils soient professionnels ou amateurs.

Pour éviter tout risque de suspension, l’ALIS recommande aux athlètes de s’abstenir de manière générale de consommer du cannabis, y compris les produits de chanvre et les produits CBD en raison de leur longue détectabilité.

Le cannabidiol (CBD) n’est pas interdit aux sportifs en compétition, comme l’indique la liste des substances et méthodes interdites.

Malgré tout l’ALIS recommande aux athlètes de s’abstenir d’utiliser des produits CBD. Cette recommandation est motivée par le fait que certaines huiles, extraits ou autres produits à base de CBD pourraient contenir d’autres cannabinoïdes (naturels et synthétiques) qui, eux, sont interdits aux sportifs en compétition et qui peuvent donc générer un échantillon positif.

Le marché des produits CBD est en plein essor, cependant, en raison du manque de régulation, certains d’entre eux peuvent contenir des concentrations élevées de THC, dépassant parfois les limites légales déclarées. Cette situation pose un risque potentiel pour les athlètes, rendant les produits CBD problématiques.

L’Agence Luxembourgeoise pour l’Intégrité dans le Sport maintient sa recommandation aux athlètes de s’abstenir de l’utilisation des produits CBD, indépendamment des déclarations de teneur en THC faites par les fabricants ou les vendeurs. Le risque de violation des règles antidopage associé à la présence de THC dans les produits CBD est souvent sous-estimé par de nombreux acteurs.